Selon Richard Ellis, entreprise de conseil en investissement immobilier, l'année qui commence s'annonce souriante pour l'immobilier au Pays du Sourire, mais on observe toutefois quelques caractéristiques nouvelles sur ce marché très dynamique.

De toute évidence, les acheteurs étrangers sont de retour, courtisés par des prix beaucoup plus bas en Thaïlande que dans d'autres pays de la région, cependant une nouvelle stratégie semble se dégager. La demande reste élevée, mais l'heure est tout de même à la prudence. C'est ce que confie Aliwassa Pathnadabutr, une profesionnelle du secteur, au très sérieux Bangkok Post. D'après l'analyse de cette spécialiste, le marché du condominium a connu une évolution très nette. Au cours des neufs premiers mois de l'année précédente, la société CBRE a vu son chiffre d'affaire plonger de 30% alors que le nombre de ses ventes ne baissait que de 10% sur la même période.

Aujourd'hui, les investisseurs préfèrent diversifier leurs acquisitions. Ils achètent de plus petites unités, mais en nombre accru, et ils ciblent plusieurs programmes, afin de réduire, en diversifiant, le risque de leurs opérations.

Cyrille Hareux, fondateur de Company Vauban, une agence immobilière implantée à Bangkok, affirme que les derniers mois ont amené une évolution sensible dans le profil et le comportement des acheteurs.

-"Nous voyons des investisseurs ayant d'importants capitaux adopter une approche très méthodique et se livrer à des analyses scrupuleuses", explique-t-il. "Plutôt que de céder à l'impulsion du coeur après avoir vu un bien qui les a séduit, ils préfèrent en visiter un grand nombre et se mettent ensuite à remplir des tableaux de synthèse, avant de prendre leur décision".

Pour le promoteur CBRE, le retour des acheteurs étrangers en Thaïlande a commencé au dernier trimestre 2009, période durant laquelle ceux-ci ont contribué à 20% des transactions, contre à peine 16% plus tôt dans l'année - à titre de comparaison, les acheteurs étrangers représentaient 35% des transactions en 2008.

CBRE prévoit également une augmentation du nombre de projets livrés, suite à la reprise de nombreux programmes qui avaient été mis en veille au plus fort de la crise financière internationale.